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Quarante ans de services pour le Sivom

Le Sivom d’Algrange-Nilvange fête ses quarante ans, l’occasion d’un coup de projecteur sur les compétences multiples du syndicat : télévision, internet haut débit, téléphone mais aussi éclairage public et assainissement.

 

Dans notre petit coin on ne fait pas de bruit mais on travaille. La fibre on l’utilise depuis plus de dix ans… », glisse Jean-Claude Gulino. Et le président du Sivom (syndicat intercommunal à vocations multiples) d’Algrange-Nilvange ne manque pas de rappeler que les abonnés de Régie Vision ont, depuis presque autant d’année, accès à internet haut débit et même très haut débit.

Internet, donc, télévision, téléphone mais aussi éclairage public ou réseaux d’assainissement, les compétences du Sivom sont diverses et utiles à près de 11 000 foyers (la population de ses six communes adhérentes) dont 5 500 abonnés à Régi Vision.

Dix chaînes en 1976

« Dès la fin des années 1960, les directions des mines et des usines qui, jusque-là, assuraient l’entretien des cités ouvrières se sont peu à peu désengagées. Les communes ont dû prendre les choses en main », raconte Jean-Claude Gulino. Le Sivom est ainsi né en 1976 entre Algrange et Nilvange pour prendre en charge : l’assainissement, l’éclairage public, la collecte des ordures ménagères (désormais assurée par la communauté d’agglomération du Val de Fensch) et la télédistribution.

Cette dernière compétence a rapidement amené d’autres communes, Fontoy, Serémange, Neufchef et Knutange, à rejoindre le syndicat.

En proposant la télé par câble et une dizaine de chaînes dès décembre 1976, le Sivom a été l’un des tout premiers réseaux câblé de France. « Le syndicat a très souvent été précurseur », assure son président. Le Sivom a aussi créé sa télé locale, Méga Vision , avant beaucoup d’autres, « En 1978, peut-être avant même que cela soit tout à fait autorisé », glisse sa directrice générale des services, Solange Schlossmacher. « L’idée, portée par Victor Madelaine alors maire de Nilvange, était d’être le relais de la vie associative, d’inciter les gens à sortir ».

Dans les années 1980, avec la libéralisation des antennes, Victor Madelaine prendra encore son bâton de pèlerin pour défendre le Sivom jusqu’à Paris et conserver sa gestion publique. Cette bataille aboutira, en 1994, à la création de Régie Vision qui assure toujours la gestion du réseau resté propriété du Sivom.

Très haut débit

Le syndicat se lancera dans internet dès le début des années 2000. « Nous avons déployé la fibre dès 2002, surtout pour limiter les pannes en cascades. » Avec un réseau hybride (fibre et coaxial) couvrant l’ensemble du territoire des six communes, le Sivom peut proposer jusqu’à 100 Mb « réels » à ses abonnés.

« Notre technologie fonctionne à l’inverse des autres opérateurs. Nous proposons d’abord la télévision et c’est ce qui permet de recevoir aussi internet », explique encore Solange Schlossmacher. En clair, pour bénéficier d’internet l’abonné du Sivom doit d’abord souscrire l’offre TV. Côté tarif, la Régie a obligation de facturer ses services à prix coûtant mais ses offres restent compétitives. « Ce qui fait que le Sivom existe et perdure c’est surtout le service rendu, la proximité et l’humanité », insiste Jean-Claude Gulino. Les techniciens du Sivom vont jusqu’à changer les piles de la télécommande chez une personne âgée. Et le service client, au siège du syndicat à Nilvange, n’est pas compliqué à trouver.

L.BO.

40 ans du sivom

 
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