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Ordures Ménagères ...à Nilvange aussi

 

Fini de rigoler. Après être retournés voir les habitants pour bien les informer sur les systèmes de ramassage, les maires haussent le ton. Les agents de police municipaux vont traquer dépôts illicites et ça va coûter cher !

A noter qu'à Nilvange aussi plusieurs opérations de ce type ont été effectuées et des personnes ont été signalées.A savoir que le Maire et les adjoints sont officiers de police

Deux cent cinquante euros le PV. À Knutange, les élus ont décidé de se donner les moyens de lutter contre les dépôts sauvages. L’amende se veut dissuasive, même si le maire, Fabrice Cerbai, se garde bien de mettre tout le monde dans le même sac. Il fait le tri entre les gens de bonne foi «  à qui il faut encore donner des explications sur les consignes  », et ceux «  qui veulent jouer au plus malin  ».

Les fautifs seront identifiés et convoqués. «  Il est hors de question que des personnes pensent pouvoir dégrader le cadre de vie, tempête Fabrice Cerbai. Et mieux vaut ne pas laisser de mauvaises habitudes s’installer.  »

Voici donc venu le temps de la fermeté. Autant le savoir ! À Knutange et dans plusieurs villes de la vallée de la Fensch, les policiers municipaux sont missionnés pour ouvrir les sacs et retrouver les propriétaires. Une enveloppe, une facturette, un avis… Les noms apparaissent facilement.

Sur tout le territoire de l’agglomération du Val de Fensch, le sujet est sensible depuis le début de l’année, avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation liée à l’instauration de la TEOMi (taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères incitative). Tout est désormais compté, puisqu’en fin d’année, le montant dont chaque foyer sera redevable va dépendre du nombre de levées de poubelles ou de dépôts de sacs dans les conteneurs. D’où des poubelles à puces, des cartes individuelles et aussi l’apparition des fameux sacs rouges…

Sur le papier, le principe semble évident. Mais sur le terrain, ça coince parfois, parce que les habitants n’ont pas forcément bien compris du premier coup, parce qu’il y a aussi des gens qui ne font pas trop d’efforts et parce qu’il y en a inévitablement d’autres qui essayent de contourner le système.

L’amende de 35 à 1500 €

À Algrange, le maire, Patrick Peron, n’est pas étonné : «  Il y a des raisons financières, la pression fiscale, c’est difficile pour certaines familles. L’on s’est donné un trimestre pour rencontrer les gens, faire de la pédagogie. Ils doivent aussi comprendre que ça leur coûtera plus cher de prendre leur voiture pour aller déposer leurs ordures ailleurs ou chez le voisin et risquer une amende entre 35 et 1 500 €, que de jouer le jeu.  » À Hayange, les premiers PV ont été dressés. Le maire, Fabien Engelmann, avait laissé de la marge jusqu’à fin janvier. «  C’est du bon sens, si les gens veulent vivre dans des quartiers propres, c’est à eux de respecter les règles et de sortir leurs sacs, les rouges, aux jours de collecte et pas n’importe quand.  » Le tarif en cas d’infraction est de 68 €, «  comme pour les déjections canines  », souligne Fabien Engelmann.

L’enjeu est surtout de faire la chasse aux pollueurs volontaires. «  Il y a eu des enquêtes de police sur deux entrepreneurs qui venaient déposer leurs gravats, indique le maire d’Uckange, Gérard Léonardi. Ils ont été identifiés et convoqués.  » Les monticules de déchets des premières semaines de janvier ont disparu, aussi subitement qu’ils étaient apparus. De quoi rendre le maire dubitatif. Mais il se plaît à le constater : «  Il n’y a plus rien, c’est un peu bizarre… Mais tant mieux !  »

 

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