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Nilvange : la communauté polonaise a 100 ans

Les premières familles polonaises sont arrivées dans la vallée de la Fensch il y a cent ans, pour travailler dans les usines. Elles n’ont pas coupé leurs racines. Une fois par semaine, une école transmet leur culture aux enfants.

Il y a cent ans, l’émigration polonaise comme celle venant d’Italie répondait à l’appel de main-d’œuvre minière « mais dans ces circonstances, il ne s’agissait plus de travailleurs provenant d’un État voisin, mais de gens venant de beaucoup plus loin, sans lien préalable avec la région d’accueil, ni même pour la majorité d’entre eux, avec le métier de mineur. La population polonaise était agricole à l’époque, à plus de 60 % » explique Danuta Pawlik. « La Pologne en elle-même n’existait plus, et cela depuis plusieurs générations. Le pays avait été partagé entre ses puissants voisins. La renaissance du pays en 1918, tellement attendue, n’a fait qu’aggraver les choses du point de vue économique » poursuit Danuta. La jeune femme est férue d’histoire : « Les Polonais étaient reconnus pour leur tempérament de battants et pour leur courage à l’ouvrage. À peine arrivées en Lorraine, les familles se sont organisées, créant des infrastructures d’accueil et d’accompagnement, permettant ainsi, dès le début des années 1920, de soutenir l’éducation des enfants, permettant de maintenir les traditions et d’aider au mieux les nouveaux arrivants ».

Traditions orales et écrites

Au sein de l’association, tout est parfaitement orchestré et une salle, située au premier étage du Gueulard +, est réservée à la petite communauté. Une vaste bibliothèque regroupe de nombreux ouvrages traitant d’histoire, de géographie, de littérature, de traditions culinaires polonaises et même les contes et légendes.

« Les familles peuvent ainsi se documenter et sans aucun doute y retrouver les traditions orales, transmises de mère en fille » explique Joanna Kop, présidente de l’association.

La classe aux enfants

Les mercredis après-midi, le local se transforme en salle de classe. Les deux lourdes tables servant d’habitude à la réparation des costumes folkloriques sont amenées au centre de la pièce. Les enfants s’installent et les mamans se transforment en institutrices.

« Nous sommes la seule association polonaise de la région, à tenir une telle importance à la transmission de notre langue et de nos traditions à nos enfants, précise Lucjan Wilk.

La culture et le patrimoine polonais sauvegardés

L’association polonaise a pour ambition d’aller au-delà de la sauvegarde de son folklore et c’est aux jeunes générations, qu’elle se fait un devoir de transmettre le patrimoine légué par les anciens.

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