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Jardins partagés à Nilvange : tes légumes ? Cueille-les toi-même !

Pour faire sa potée, il suffira de planter et venir récolter ses légumes soi-même, au centre-ville. L’association Berceau du Faire et la Ville de Nilvange lancent leur premier jardin partagé. On vous explique comment ça marche.

Venir cueillir sa mâche en sortant de la pharmacie ou après avoir récupéré les enfants à l’école. En profiter, d’ailleurs, pour donner un p’tit coup d’eau sur la rangée de tomates. Comme ça. Juste parce qu’on avait deux minutes et que c’est mieux de le faire en matinée. Le projet mené par l’association Berceau du Faire, en lien avec la Ville de Nilvange, n’est pas sans rappeler celui des Incroyables Comestibles, ces potagers publics dont la récolte est partagée gratuitement. Le point sur le dernier né des jardins partagés :

ÇA VA RESSEMBLER À QUOI ?

L’association Berceau du Faire va investir des terre-pleins engazonnés dans lesquels deux plates-bandes seront "dessinées". Pour accueillir semis et replants, les agents des espaces verts de la ville, pilotés par Pascal Cayetanot, responsable de l’action pédagogique au parc du château, prépareront le terrain en « décapant et ratissant le gazon ». Histoire d’offrir un écrin de choix aux légumes qui verront le jour ici, en plein centre-ville.

C’EST OÙ EXACTEMENT ?

Au carrefour de la rue Foch et de la rue Victor-Hugo. Au pied de la fresque signée Gawra. Ici, on est « au village , glisse Pascal Cayetanot. C’est un peu le centre névralgique de Nilvange avec des commerces, le Gueulard +, la mairie, les écoles, le pôle enfance… » Un emplacement idéal, en plein lieu de passage.

QUEL EST LE PRINCIPE ?

Pas d’inscription, encore moins d’adhésion. Chacun apportera sa contribution pour faire vivre le projet comme bon lui semble. L’engrais, ce sera « la bonne volonté des gens » , résume Christophe André, vice-président du Berceau du Faire. En clair, les habitants sont invités à venir arroser, planter, retirer les mauvaises herbes… et évidemment récolter quand bon leur semble. « Mais l’objectif n’est pas uniquement de partager le fruit de la récolte », précise-t-on à la Ville, qui y voit une formidable opportunité de « créer du lien social », « des moments de partage » tout au long de l’année. La vocation pédagogique, elle, est toute trouvée. Avec les écoles à proximité, voilà désormais un beau support à la disposition des enseignants.

QUEL FONCTIONNEMENT ?

La bonne volonté, c’est bien. Avoir la main verte, c’est mieux. Sauf que tout le monde n’a pas ces velléités. Alors pour éviter les homicides involontaires sur radis, un groupe de bénévoles assurera une veille régulière. « On va organiser des apéros partagés, ce sera l’occasion de constituer un noyau de volontaires. Et je sens déjà qu’on risque d’être trop nombreux ! », pressent Christophe André. Et que les profanes se rassurent : « On laissera toujours des consignes sur place, de manière à ce que les suivants sachent ce qu’ils peuvent faire », promet Christophe André.

Joan MOÏSE.

jardins partagés

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